Parlons de la mobilité durable avec Jean-Marc Nicolle

Jean-Marc Nicolle, Maire du Kremlin-Bicêtre

Jean-Marc Nicolle, Maire du Kremlin-Bicêtre et Conseiller métropolitain pour le Grand Paris, a accepté de parler avec nous de la mobilité durable, un enjeu qui concerne l’ensemble des grandes villes mondiales.

« Les toutes automobiles symbolisent le XXème siècle dans de nombreux pays. Mais aussi l’essor de l’économie, l’affirmation de l’individualisme. La voiture a radicalement modifié nos modes de vie : des distances plus longues mais moins fatigantes, des vacances à porter de main, des trajets quotidiens plus confortables. Et qui dit plus de mobilité, nous rappelle Jean-Marc Nicolle, dit transformation des paysages, des villes, création de nouveaux métiers. L’automobile prend une place centrale dans nos vies. Et partout, les mêmes causes produisent les mêmes effets : plus d’embouteillage, une augmentation des temps de trajet, plus de consommation d’énergie, de pollution. Bref, tout s’accélère».

Le rôle du pouvoir public

C’est pourquoi les pouvoirs publics, affirme Jean-Marc Nicolle, lui aussi confronté à cette problématique en tant qu’élu, cherchent à favoriser une mobilité plus douce, plus adaptée, plus durable. Alors comment créer au quotidien les conditions d’une véritable mobilité durable ? C’est-à-dire une mobilité sûre, fluide, pratique accessible et plus respectueuse de l’environnement. Aujourd’hui, les pouvoirs publics, les associations et les acteurs locaux réfléchissent à des solutions adaptées aux besoins des communautés et des partenaires économiques. Les idées ne manquent pas : pistes cyclables, redéfinissions des offres en transport public, péages urbains auto partage. Chercheurs, urbanistes, autorités et financiers contribuent eux aussi à une réflexion qui commence à porter ses fruits.

En 2011, souligne Jean-Marc Nicolle, la Commission européenne signait le livre blanc des transports, un plan européen pour le développement de la mobilité durable. L’objectif est de réduire de 60%, d’ici à 2050, les émissions de C02 liées au transport. En juin 2012, à Rio +20, 8 grandes banques de développement s’engage s’engagent à consacrer plus de 175 milliards de dollars, dans les 10 ans à venir, aux transports urbains durables dans les pays émergents. L’enjeu est de permettre à chaque moyen de transport de retrouver sa place. Les transports collectifs dans les villes et entre les villes, l’aérien pour les longues distance et la voiture dans les zones non desservies par des réseaux collectifs.

Ce développement s’appuie sur trois grandes idées, nous dit Jean-Marc Nicolle : favoriser les modes de déplacement doux, comme la marche ou le vélo, pour faciliter l’accès d’un mode de transport à un autre dans les villes et renforcer l’offre de transport public pour encourager les changements de comportement ; améliorer les différents types de connexion entre les transports avec, par exemple, un système commun de billettique et des systèmes d’information intelligents qui permettent d’optimiser les parcours multimodaux ; développer des véhicules qui consomment moins, polluent moins et dépendent moins des énergies fossiles. Ainsi fleurissent les bus hybrides, les véhicules au gaz naturel et les voitures électriques. Les industriels s’adaptent à ces nouvelles exigences et imaginent des moyens de transport encore plus sûrs, plus propres et parfaitement intégrés dans les nouveaux plans de développement urbains.

 

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