Fausse couche: comment s’en remettre?

L’avortement spontan√© est un √©v√©nement auquel de nombreuses femmes doivent faire face. En France, cela arrive √† une femme enceinte sur cinq. Et souvent, leur douleur est diminu√©e ou ignor√©e. Comment faire face √† ces √©motions et quand il est temps de demander l’aide d’un professionnel.
Lorsqu’une femme d√©cide de devenir enceinte, elle sait qu’elle peut √™tre confront√©e √† certains risques, physiques et psychologiques. L’un d’eux concerne √©galement la possibilit√© de ne pas pouvoir achever la grossesse.

La fausse-couche est en fait un √©v√©nement tr√®s courant. Et pr√©cis√©ment en raison de la fr√©quence √† laquelle cela se produit, de nombreuses femmes trouvent leur douleur diminu√©e, tr√®s souvent √©galement par leur famille. ¬ę Cela arrive √† tout le monde ¬Ľ, ¬ę Ne vous sentez pas triste ¬Ľ, ¬ę Ne vous plaignez pas, cela peut arriver ¬Ľ, sont quelques-unes des phrases les plus souvent entendues.
Un moyen de minimiser, de les convaincre de mettre cette douleur de c√īt√© et d’aller de l’avant. Mais que ressent vraiment une femme ? Apr√®s un √©v√©nement comme celui-ci ?

Quand on parle de fausses-couches que nous devons faire quelques diff√©rences qui ont une incidence sur l’exp√©rience subjective des femmes.

Les √©motions d’une femme qui attend un b√©b√©

Aujourd’hui, les grossesses sont de moins en moins al√©atoires. Avant d’essayer d’avoir un b√©b√©, attendez toujours le bon moment. Et cette attente peut certainement affecter l’humeur de la femme qui doit faire face √† une fausse-couche.

Malheureusement, les grossesses sont de plus en plus difficiles à réaliser. Souvent, elles qui sont extrêmement recherchées et vous décidez exactement quand vous les voulez. Les attentes grandissent et donc la charge émotionnelle est différente et plus lourde.

se remettre d'une fausse-coucheLa grossesse en g√©n√©ral devient un motif d’√©panouissement personnel pour les femmes et aussi pour les couples : “De nombreux aspects d’eux-m√™mes sont projet√©s. Aspects √©troitement li√©s √† sa propre personne : la grossesse peut devenir une sorte de test pour certaines. Aujourd’hui, il est difficile d’accepter que quelque chose que nous d√©sirons si fortement nous soit vol√© sans raison, sans cause pr√©cise (ce n’est qu’apr√®s le troisi√®me avortement spontan√© que nous commen√ßons √† enqu√™ter sur ses causes possibles), nous ressentons un sentiment de frustration.

Pour de nombreuses femmes, la grossesse est √©galement v√©cue comme l’ach√®vement du couple : “Nous sommes tous canalis√©s vers une entreprise performante ” o√Ļ notre valeur est mesur√©e en fonction de ce que nous avons. Et m√™me un enfant risque de devenir un objectif √† atteindre. Et lorsque l’envie se rompt, la situation, m√™me pour le couple comme pour la femme, peut devenir lourde et difficile √† maintenir.

Trouble de stress post-traumatique – de quoi s’agit-il ?

Des scientifiques britanniques ont d√©couvert que des centaines de femmes sont confront√©es √† des probl√®mes de stress post-traumatique. Les chercheurs ont d√©cid√© d’√©tudier la taille d’un groupe que ce probl√®me pourrait impliquer. Leur analyse montre que m√™me une femme sur six souffre de stress post-traumatique, m√™me si la perte de grossesse s’est produite √† un stade pr√©coce.

Trouble de stress post-traumatique - de quoi s'agit-il ?
650 femmes ont particip√© √† l’√©tude de l’Imperial College de Londres et de la KU Leuven. Apr√®s les discussions, les chercheurs ont conclu que 29 % d’entre eux pr√©sentaient des sympt√īmes typiques de stress post-traumatique pendant le premier mois apr√®s la perte d’un enfant. Le temps n’a pas aid√© √† faire face aux traumatismes que chez certains des r√©pondants. Neuf mois plus tard, les exp√©riences cauchemars √©taient toujours accompagn√©es de 18%. La plupart des participantes ont perdu leur b√©b√© avant 12 semaines de gestation.

24 % des r√©pondants ont admis avoir ressenti des crises d’anxi√©t√© le premier mois apr√®s l’√©v√©nement, et 11 % souffrait de d√©pression.

Femmes après une fausse couche Рelles manquent de soutien

Les scientifiques qui ont rencontr√© des femmes apr√®s avoir perdu un enfant soulignent que la plupart d’entre elles √©taient compl√®tement perdues et ne savaient pas o√Ļ chercher de l’aide. √Ä leur avis, les femmes qui ont fait une fausse-couche devraient faire l’objet d’un d√©pistage pour montrer le niveau de fardeau mental et la menace de maladie mentale.
Les personnes qui subissent un stress post-traumatique ont souvent besoin d’un traitement m√©dicamenteux. Dans certains cas, une th√©rapie cognitivo-comportementale correctement conduite est suffisante, le diagnostic de la maladie au stade appropri√© est crucial.

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